pictoChâlons et ses enjeux

 

(plan de Châlons avant 1668)

 

Au centre de la Marne et de la Champagne-Ardenne, Châlons-en-Champagne est une ville capitale pour notre département et notre région. 

Par sa situation géographique, elle a toujours occupé une position privilégiée, entre les plaines céréalières et le vignoble. Son patrimoine et son histoire lui permettent d’avoir tous les atouts pour révéler une identité propre et remarquable.
Ville de passage, Châlons-en-Champagne est une porte inévitable reliant Paris à l’Est de la France et au-delà à l’Allemagne. Située au bord de la Marne, notre ville a toujours été au centre d’un carrefour des échanges. Plateforme économique, militaire, agricole et culturelle, Châlons-en-Champagne, appelée jusqu’en 1995 « Châlons-sur-Marne », a su asseoir son identité dans un département alors principalement rural et tourné vers la ville la plus peuplée, Reims.
Siège des intendants de Champagne sous l'Ancien Régime, elle est devenue la préfecture par la volonté des révolutionnaires d'effacer l'importance historique de Reims, ville des sacres. Les Châlonnais ont toujours démontré que leur ville ne méritait pas la place de second rang ; tremplin économique, elle a toujours voulu se démarquer et illustrer ses capacités à grandir et à innover.

Mais pour réussir son avenir, Châlons ne doit pas seulement compter sur son passé.
Aujourd’hui notre ville est en perte de vitesse. Les habitants fuient de plus en plus nombreux notre ville. Nous, nous ne voulons pas être fatalistes et penser que cette perte de démographie est généralisée à d’autres villes du département ! Notre ville perd des habitants, c’est un fait ; en 19 ans Châlons a perdu près de 5 % de sa population (soit plus de 2 500 personnes).
La ville voit mourir de nombreuses industries : la liquidation du groupe Grandthille et le dépôt de bilan de Mory Ducros sont autant de coups durs pour les travailleurs Châlonnais et leur famille. Le chômage atteint plus de 15 % de la population active dans notre ville. 10 % des Châlonnais les plus pauvres vivent avec moins de 431 € par mois. Une vitrine sur quatre est fermée rue de Marne, artère principale de la ville. Notre centre-ville a besoin d’être redynamisé, il a trop longtemps été abandonné par ses habitants. Les inégalités sont toujours présentes, l’exclusion progresse même dans certains quartiers. Le vivre-ensemble est mis en danger par l’absence de vision qui touche notre ville depuis 19 ans. Les jeunes sont de plus en plus isolés, dans leurs recherches d’emplois, de logements, pour simplement vivre dans leur ville.

Les chantiers sont nombreux et nous ne manquons pas de propositions pour améliorer le bien-être de notre ville.
Notre ville doit faire en sorte que ses habitants, issus d’un brassage de populations nouvelles et de familles installées de longue date, profitent de tous ses atouts disponibles avec bonheur et succès.
Nous devons mettre fin au sentiment de déclin en rassemblant et en faisant participer les Châlonnais qui ont bien trop souvent été mis de côté dans les décisions importantes qui ont animé notre ville. L’objectif qui nous unit aujourd’hui, c’est cette volonté créer du lien dans les quartiers et entre les quartiers. Nous ne pourrons pas changer – et sauver -  notre cœur de ville sans nous attaquer aux problèmes d’emploi, de démographie, à l’insuffisance de transports en commun. L’avenir du centre-ville se joue aussi à Schmit, au Mont-Héry, à la Bidée, à la Vallée St-Pierre, au Verbeau, à la Croix Jean Robert... en faisant du cœur de Châlons un pôle de services à destination de tous les Châlonnais.
L’avenir de Châlons repose sur l’ensemble de ces habitants.

C’est LE PARI DE L’AVENIR que nous proposons dans notre projet « Un nouveau souffle pour Châlons » en 2014.